Votre chien vous fait-il confiance?

Vous faites des demandes à votre chien qu’il ne comprend pas? Il semble content et excité en la présence de visiteurs, mais refuse de se laisser toucher. Votre toutou jappe sans arrêt pour toute sorte de raisons? Il est impossible de lui tailler les griffes ou toute autre manipulation?

Comprendre votre chien peut facilement devenir très compliqué! Comment vous exprimer, quoi observer, quels comportements encourager…? Et comment détecter des attitudes qui sont signes de difficulté?

Voici un article qui intéressera tous les propriétaires qui cherchent une méthode différente et efficace de gagner la confiance de leur toutou!

 

La méthode Tellington TTouch

Développée par Linda Tellington-Jones dans les années 70, cette méthode favorise le bien-être animal. Auteure, entraîneuse et experte animalière d’origine canadienne. D’abord pratiquée sur les chevaux, puis sur les humains, cette technique a également prouvé ses bienfaits sur les animaux de compagnie et plusieurs autres espèces. Il s’agit d’une méthode d’apprentissage basée sur la communication et la coopération. Les problèmes de comportement découlent le plus souvent de la peur, la douleur ou d’ une incompréhension.

Le TTouch a de possibles bienfaits sur tous ces aspects. Cette méthode influence la mobilité de l’animal, son équilibre, sa posture, réduit les tensions, optimise la communication et augmente sa confiance.

Une approche utilisée dans plusieurs sphères du domaine animal par les éducateurs, entraineurs, comportementalistes et biens d’autres. C’est un excellent complément aux traitements médicaux en médecine vétérinaire en réduisant le stress  et en préservant le confort de l’animal à long terme.  Considérée par plusieurs comme dérivant d’une ‘’médecine’’ alternative, le TTouch est en effet une approche  différente  mais en aucun cas ne remplace les soins vétérinaires.

 

Les principes de base

  1. Favoriser la l’harmonie et la confiance entre les animaux et les humains.
  2. Respecter chaque animal comme étant unique dans sa capacité d’apprentissage.
  3. Travailler avec l’animal dans la compréhension plutôt que dans le contrôle et l’autorité.
  4. Aider l’animal à trouver un confort, une mobilité et un équilibre au quotidien.

 

Qu’est-ce qu’il en est?

Il s’agit de manipulations ou différents touchers, application de bandages et travail au sol intégrés avec l’animal pour l’amener à vivre des expériences nouvelles. Cette méthode donne à votre chien ou chat une perception plus positive de chaque situation. Ainsi que des outils qu’il fera lui-même le choix d’utiliser pour se faire comprendre. Elle peut également être très positive pour un animal ayant des problèmes de mobilité ou de coordination.

Toujours exécutée dans le plus grand respect de l’animal, il prend confiance en lui-même et en son humain. Ce qui amène ses comportements et attitudes à changer. Les résultats visibles à court ou long terme selon chaque animal, seront toujours positifs.

Il faut plusieurs années de pratique et de formation pour maîtriser le TTouch et l’enseigner. Mais des gens inexpérimentés peuvent apprendre quelques techniques qui aideront leur animal selon le problème de comportement rencontré s’ils sont guidés par un professionnel.

 

Dans le vif du sujet

Avant tout, c’est principalement un travail d’observation. Étant moi-même praticienne de niveau 1, je me permets de vous donner des exemples de ce que le TTouch permet de voir.

 

 Un chien pour lequel la taille de griffes est difficile :

  • on pourrait voir un inconfort depuis l’épaule ou la hanche (le chien démontre des signes d’inconfort à partir de cette zone)
  • il ne fait pas de transfert de poids, donc n’est pas stable au sol (en déséquilibre)
  • il recherche des surfaces adhésives pour ses déplacements (instable sur des surfaces glissantes)
  • les pattes sont toujours manipulées dans le but d’une taille de griffes, il anticipe
  • et plus…

Un chien qui jappe sans arrêt :

  • peut avoir tendance à fixer tout ce qui l’inquiète
  • tendance à avoir une posture haute vers l’avant, prêt à réagir
  • exprimer la crainte, évitement des nouveaux objets
  • tendance à figer dans une nouvelle situation
  • et plus…

Un chien surexcité, qui saute sur les gens:

  • saute sur des objets en hauteur lors d’une situation difficile (interagir avec l’humain peut être difficile)
  • ne sait pas quoi faire d’autre, n’a pas appris autre chose
  • n’arrive pas à gérer ses émotions, ni à se calmer ou n’a aucun endroit de repos pour le faire
  • respiration rapide ou halètement
  • peau qui frétille, pupilles dilatées, démangeaisons, hypervigilence…
  • n’est pas conscient de son environnement, les émotions prennent le dessus
  • démontre des signes d’inconfort
  • et plus…

Un chat difficile d’approche :

  • s’éloigne si on le touche avec la paume de la main, mais reste près de l’humain s’il est touché avec le dos de la main
  • tourne la tête et détourne le regard si on approche la main ou le corps vers lui
  • revient se frotter sur l’humain s’il est caressé sur la partie de son corps présentée à celui-ci
  • le chat respire lentement et cligne des yeux s’il est coopératif
  • et plus…

 

Pour gagner sa confiance

Au final, on observe tous les petits détails de l’animal. Toutes les réactions de son corps : position des yeux, des oreilles, des pattes, les zones de tension, sa respiration, la vitesse et direction de ses déplacements, les signes d’inconfort qu’il démontre…

Après une consultation, vous disposerez d’éléments clairs à observer et les meilleures façons de communiquer avec lui. Également, les comportements à encourager et les éléments stressants pour lui. Selon le cas, quelques séances peuvent être nécessaires.

En laissant votre chien ou chat s’exprimer librement tout en interagissant avec lui sans dépasser ses limites, vous lui permettrez d’avoir confiance en lui et en vous. Il verra que vous êtes à l’écoute et présent avec lui. Ce chemin d’éducation vous permet de rester dans le moment présent et d’en profiter pleinement!

N’hésitez pas à faire appel à moi pour avoir plus d’informations et intégrer cet outil supplémentaire pour améliorer le quotidien avec votre animal de compagnie. Et surtout,  ayez du plaisir à découvrir sa personnalité!

 

 

Rédigé par Gabrielle Charland

Intervenante en comportement canin et félin

 

Sources :

  • Tellington-Jones, Linda. La méthode Tellington TTouch, Éditions du Génie canin, 2011
  • Leclerc, Lucie. Biologiste, formatrice internationale et instructrice praticienne certifiée TTouch. Formation TTouch pour animaux de compagnie de 2019 à 2021.

 

Crédit photo : Nick Djalila

 

 

 

 

 

5 astuces à intégrer avec votre chien pour prévenir la garde de ressources

Dans votre quotidien laissez-vous toujours les gens de votre entourage toucher, utiliser, prendre vos biens ou votre nourriture… sans réagir? Fort probablement pas! Pour chacun d’entre nous certains biens, objets, lieux, ou même nos mets préférés ont une grande valeur à nos yeux. De ce fait, nous ne laissons personne se les approprier et nous avons tendance à les protéger.

Si je vous disais qu’il en est de même pour nos chiens… Un grand nombre de chiens expriment à différents niveaux des comportements de protection de ressources. J’ai pu constater que les propriétaires y réagissent rarement. Et d’autres, se sentant dépassés par cette situation, interviennent de la mauvaise façon et souvent par la punition. Dans cet article, je vous donnerai des conseils simples pour prévenir ces comportements et vous aider à bien les gérer. Parce que vivre avec pitou doit être plaisant!

 

Définition

Tout d’abord décrivons de quoi il s’agit. On parle de garde ou protection de ressources quand un chien protège une chose de grande valeur à ses yeux. Il peut s’agir de jouet, de nourriture (os, gâterie, nourriture de table…), d’un lieu (son endroit préféré dans la maison, lit, fauteuil, coussin…), d’un autre animal ou même d’une personne. Sachez que ce comportement est tout à fait normal! Nos chiens, tout comme nous, doivent l’exprimer pour leur survie et afin de combler leurs besoins essentiels. Les chiens ne le font pas par méchanceté, ils le font pour eux- même! Ça devient leur stratégie pour préserver ce qui est précieux pour eux.

 

Si l’humain ne fait rien…

Laisser aller les différentes manifestations de ce comportement (regard fixe, lever les babines, montrer les dents, grogner, tenter ou même mordre) ne peut qu’empirer la situation. Avec le temps, le chien augmentera probablement l’intensité de ces manifestations qui fonctionnent puisque la source de son stress fini par s’éloigner.

 

Si l’humain punit…

Ce qui pousse le chien à protéger quelque chose qui est précieux pour lui est qu’il perçoit l’humain, le chien ou un autre individu comme une menace qui veut le lui retirer. Donc, imaginez si vous disputez votre chien quand il grogne parce que vous approchez de sa gamelle… Il est certain qu’il ne vous percevra pas comme moins menaçant!

Au contraire, il sera renforcé dans cette défense puisque vous démontrez que vous êtes une menace. Éventuellement, la situation s’envenimera. Il devra trouver d’autres moyens plus convaincants de vous repousser. Pitou sera plus démonstratif et vous serez moins patient! Ouf! Rien ne paraît simple!

Mais bonne nouvelle! Ces comportements se déclarent souvent davantage vers l’adolescence, l’âge variant selon la race (entre 5 à 18 mois). Ces manifestations comportementales ne disparaîtront pas, elles sont programmées. Mais plusieurs stratégies peuvent être misent en place facilement dès l’adoption d’un chiot pour les prévenir!

Notez qu’à n’importe quel âge, une intervention comportementale peut être faite (avec un éducateur canin qualifié) dans le but de gérer ces situations et favoriser le bien-être de votre chien. Et prendre en charge précocement ce type de problème augmente grandement les chances de réussite.

 

5 astuces à intégrer avec un chiot!

 

Gérer l’environnement

Une des premières règles pour faciliter la gestion d’un chiot est de ranger tout ce qu’il peut se mettre en bouche. Le chiot explore et découvre son environnement avec sa gueule. Il prendra tout ce qui se trouve sur son chemin et qui semble intéressant.

Fournissez-lui plusieurs de jouets à mâcher et gardez une réserve de jouets nouveaux que vous alternerez pour conserver son intérêt. Quand on a un  jeune enfant on doit tout ranger pour sa sécurité. Il en est de même pour le chiot! Moins il aura accès à des objets humains ou de la nourriture, moins il se les appropriera.

Également, fermer les portes des pièces interdites. Réduire l’espace de vie du chiot permet de mieux le surveiller et l’éduquer. Vous conserverez ainsi votre énergie à des choses plus utiles que le réprimander sans arrêt! Il aura moins d’occasions de faire du grabuge un peu partout dans la maison!

 

Lui enseigner à échanger, partager

Une autre règle fondamentale de l’éducation du chiot est de ne pas lui retirer ce qu’il a dans sa gueule. Ce que vous voulez lui enlever, vous l’échangez contre autre chose de plus intéressant et qui est permis. Par exemple, pitou vole une chaussette… Ne courez pas après lui pour la lui enlever (même s’il y a un danger d’ingestion), il vous fera courir dans toute la maison pour la garder et pourrait même essayer de l’avaler! Une telle intervention rendra l’objet convoité encore plus important.

Présentez-lui plutôt un nouveau jouet et il laissera tomber la chaussette à coup sûr! Vous pouvez également utiliser une gâterie appétissante que vous déposez un peu plus loin au sol. Vous pourrez alors prendre l’objet  voulu en toute sécurité. Renforcez le bon comportement de vous laisser la chaussette avec un ‘’bon chien’’. Restez neutre et évitez de réagir trop fortement. Il est aussi possible de lui apprendre  ‘’laisse’’  ou ‘’donne’’ sur commande avec l’aide d’un éducateur ou intervenant canin.

De plus, évitez de le déranger quand il mange ou gruge un os. Tout comme vous souhaitez sûrement manger en paix… Et si vous devez le faire, échangez toujours avec autre chose de plus grande valeur pour lui et déposé au sol un peu plus loin par sécurité!

 

Exercices à faire avec votre chiot pour prévenir

Quand votre chiot gruge un os ou mange dans son bol, approchez de lui sans vous pencher, ‘’échappez’’ une récompense de très haute valeur pour lui et éloignez-vous. Répéter plusieurs fois et souvent. Il apprendra que votre approche, lorsqu’ il a quelque chose dans la bouche, annonce de bonnes choses!

Quand vous jouez à la balle avec lui et qu’il vous la rapporte (ou autre jouet qu’il tient dans sa gueule): échanger la balle contre une gourmandise très appétissante pour lui. Relancer ou redonnez-lui ensuite sa balle ou son jouet. Il reçoit une récompense pour avoir donné sa balle et, en plus, on recommence à jouer avec lui! Le chien répète toujours les comportements qui lui rapportent gros!

 

Reconnaître les signes d’inconfort

Une étape cruciale dans le processus de prévention est de pouvoir observer les signes d’inconfort et de stress chez votre chiot. Cette éducation est aussi faite chez les propriétaires qui ont des chiens adultes nécessitant de l’aide pour ces comportements de garde de ressources.

Il est important de voir, dès les premiers signes, la méfiance et le stress du chien. Afin de changer la situation et intervenir de la bonne façon. Vous ne devez en aucun cas être perçu comme une menace par votre chien.

Voici quelques signes observables et fréquents : détourner le regard, tourner la tête, tourner le corps, bouger lentement, s’immobiliser, approcher en demi-cercle, se lécher le nez, bailler, s’asseoir, se coucher… Il s’agit de signaux d’apaisement que le chien exprime souvent pour démontrer un inconfort ou une incertitude et aussi l’aider à se calmer lui-même.

Si la situation ne change pas, nous pouvons observer des signes de stress: bâillement nerveux, tremblement, vocalisation, sudation des coussins, corps rigide, salivation excessive, pellicules, perte de poils excessive, dilatation des pupilles… La peur de se voir enlever ce qu’il s’est approprié et la confusion dans sa perception de vos intentions sont sources de stress. Une fois que vous avez identifiés ces signes, vous êtes en mesure de changer la façon dont il perçoit la situation.

 

Combler ses besoins en activité

Dès son plus jeune âge, le chien doit travailler pour sa nourriture. Vous  êtes son guide et devez vous assurer que ses besoins quotidiens en activité physique, masticatoire et mentale soient comblés tous les jours. Lien article Autant pour vous aider à gérer le chiot que pour fatiguer le chien adulte qui aura ainsi moins d’énergie pour exprimer des comportements indésirables, dont la garde de ressources. Pour se faire nourrissez principalement pitou dans des jouets interactifs, des kongs garnis, des balles distributrices, des jeux fabriqués maison… ‘’Un chien doit travailler pour manger, jouer en travaillant et réfléchir en jouant!

 

Petit conseil supplémentaire!

Pour prévenir ces comportements désagréables de protection, rappelez-vous toujours que le nombre de ressources versus le nombre de chiens présents a une incidence.

Assurez-vous que le nombre de jouets, os ou objets de grande valeur soient un de plus que le nombre de chiens! Si vous avez deux chiens et qu’il y a une seule balle, il y a fort à parier qu’un conflit finira par éclater. Si vous leur fournissez trois balles, ils auront du plaisir et aucune raison de se disputer ce jouet tellement prisé! Évidemment, plus le nombre de chiens est grand plus le risque de voir apparaître ces attitudes possessives s’accroît.

 

Au final

Soyez bien informés lorsque vous adoptez un chiot. Je vous conseille fortement de prendre des cours privés avec un éducateur ou intervenant canin réputé afin d’avoir les bonnes informations. Armez-vous de patience et soyez en mesure de bien observer votre ami canin afin de voir ses signes d’inconfort. Si votre chien manifeste des comportements de  protection de ressources et que vous en êtes dépassé, n’hésitez pas à faire appel à un intervenant canin compétent pour vous aider. Chaque chien a sa personnalité et le rôle de l’intervenant est de faire ressortir ses qualités pour les optimiser dans votre foyer. Il a également les compétences de vous guider pour intervenir de façon adéquate dans chaque situation!

 

Rédigé par Gabrielle Charland

Intervenante en comportement canin et félin

 

Sources:

  • Dehasse, Joel. Tout sur la psychologie du chien, Éditions Odile Jacob, 2009, p.77-79, 152-155, 353.
  • Paul, Anne-Lise. Comportementaliste canin et félin. Formation Azca, module 2: Agression et agressivité chez le chien domestique. 2018. Notes de cours.
  • Dehasse, Joel. Mon chien est heureux: jeux, exercices et astuces. Éditions Odile Jacob, 2009, p.24-32.

 

Crédit photo: Martin Krchnacek

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien socialiser son chiot de A à Z!

La socialisation est une période cruciale dans le développement d’un chiot. Elle se passe principalement jusqu’ à la 16e semaine d’âge. Pendant cette période, les apprentissages qu’il fera auront une incidence directe sur ses comportements futurs. Il est également important de continuer à socialiser Pitou passé cet âge.

Introduction

Normalement, la façon de faire est de sortir le chiot dans la plupart des endroits qu’il devra fréquenter à l’âge adulte et que les expériences vécues soient toujours positives. Il faut l’exposer à tout ce qui fera partie de sa vie et s’assurer qu’il y réponde calmement. Il doit apprendre dès son plus jeune âge à être confiant dans toute situation pour devenir un chien adulte équilibré.

Mais par où commencer et comment s’y prendre? D’autant plus que les adoptions augmentent continuellement? Un sondage de l’AMVQ  parut en 2021 démontre qu’il y aurait environ un million de chiens dans les familles québécoises. Et 10% des foyers du Québec hébergerait un chat et un chien. Il est évident que des chiots trouveront de nouvelles familles dans les prochains mois! À mon avis, il est donc nécessaire de vous donner quelques pistes de solution.

 

 La procédure

Votre objectif est de lui faire vivre des expériences positives de façon à l’aider à développer son potentiel, sa confiance en lui en plus de créer un lien avec vous. Votre chiot doit y répondre avec calme et confiance. Utilisez des jouets, des périodes de jeu avec vous, le réconfort ou la nourriture pour une association positive. Soyez toujours prévenant et attentif à son langage corporel. Tout ce qui est nouveau doit lui apporter quelque chose d’agréable! Il deviendra alors à l’aise avec toutes ces choses!

 

Réponse positive

Si vous observez que votre chiot est  enjoué, relaxe, qu’il explore les objets ou l’environnement, qu’ il est calme, se couche, s’assoit, vous regarde, est concentré sur sa nourriture ou est détendu même sans nourriture; cela indique que l’expérience se passe bien. S’il démontre par contre des signaux d’inconfort, signes de stress ou même de la peur, soyez prêt à modifier la situation ou à l’y soustraire pour le ramener à un état plus calme. Dans plusieurs cas, lui donner plus de distance avec le perturbateur peut grandement l’aider à se rassurer et reprendre confiance.

Vous devrez observer la réponse de votre chiot à diverses situations, lui donner des récompenses (ou jouets/jeu) pour que celles-ci soient un succès et noter vos observations au besoin. Ayez en tête le plaisir de votre chiot dans ses découvertes et le vôtre à observer et connaître cette boule de poil à quatre pattes!

Tenez compte des situations auxquelles votre chiot sera exposé dans sa vie future avec vous. Certaines situations ne seront pas vécues dans toutes les familles. Considérez l’endroit où vous vivez, vos loisirs, votre travail, votre entourage et vos différentes activités en temps réel.

 

Outil de vérification

Il existe également des outils pour vous aider à suivre l’évolution de votre chiot à travers cette importante période. On parle de  liste pour le suivi de sa socialisation. Cette liste énumère toutes les choses auxquelles un chiot a besoin d’être exposé de façon positive et en jeune âge pour devenir équilibré.

Il s’agit de différentes manipulations, différentes personnes et chiens inconnus, autres  animaux, surfaces variées, plusieurs sons, objets et autres environnements. Elle précise le langage canin à observer dans les expériences à travailler (peur, surexcitation, évitement, ne mange pas, n’explore pas…) et celles qui se passent bien.

Suivi à noter

Sophia Yin, une vétérinaire comportementaliste auteure et conférencière, maintenant décédée, qui a été une pionnière dans le domaine du comportement animal avait créé ce genre de liste. Ayant vécue aux États-Unis, elle est connue à l’international et apporte encore beaucoup aux nouveaux passionnés par tout le bagage qu’elle a laissé. Une multitude de vidéos, livres, ses philosophies d’entraînement  et même par sa technique Low Stress Handling pour les animaux de compagnie. Une méthode qui consiste à diminuer le stress autant que possible pour les animaux qui ont besoins de soins vétérinaires ou de manipulations diverses. Favorisant ainsi leur coopération tout en facilitant le travail des professionnels.

Je propose à mes clients une version  un peu modifiée et simplifiée de cette liste. Je peux l’envoyer par courriel à tous ceux qui utilisent mes services en matière d’éducation canine, conseils et comportement  à domicile ou par vidéoconférence. Cet outil sera d’une grande aide pour tous les propriétaires qui ont à cœur de bien partir leur chiot!

 

Mes conseils

Comme il est difficile de socialiser votre chien avec tout, je vous laisse quelques idées. Le mieux est de déterminer les éléments à prioriser selon votre mode de vie. Également, dans le but d’éviter de le sur-stimuler pour ne pas créer des problèmes de comportement comme une difficulté à gérer ses émotions, du stress, de la surexcitation, de l’anxiété… Il faut éviter de l’exposer à un trop grand nombre d’éléments en même temps (ex: enfants dans une cour d’école, poussettes, circulation routière, bruits intenses ou foule de gens…) ou même à trop d’expériences diverses dans une journée. Vous devez alors utiliser votre intelligence et agir selon les réponses de votre chiot pour établir ce qui lui convient.  Sa vie doit être une vie normale de chiot qui s’amuse et se repose fréquemment.

Je vous conseille de principalement contrôler les rencontre avec d’autres chiens, d’autres humains et de nouveaux environnements. Si on parle de rencontres directes où le chiot a une interaction avec un chien, un humain ou enfant de tout âge, vous devez les connaître à l’avance et gérer la situation pour qu’elle soit agréable. Cependant ces contacts seront nécessaires pendant cette période. Ayez de petites attentes et rencontrez un seul individu à la fois. Votre chiot sera alors en mesure de mieux assimiler ses apprentissages. Il faut prioriser la qualité des expériences contrairement au nombre.

 

Pour les gens et autres chiens non-familiers 

Les sorties et les promenades en rue, dans les bois ou même dans les parcs sont recommandées, à bonne distance des autres ou même dans votre cours. Vous pouvez nourrir votre chiot avec ses gâteries préférées et renforcer tout comportement qui n’est pas de se préoccuper ou fixer les chiens, enfants ou humains qui passent. Renforcez l’exploration de son environnement, les regards vers vous, le reniflage, les signaux d’inconfort s’il en exprime. Vous pouvez jouer avec lui dans la cours pendant que le voisinage se balade devant chez vous.

Procédez de la même façon pour les visiteurs qui se présentent chez vous. Dites leur de ne pas se préoccuper de votre chiot et proposez lui de jouer avec un jouet plus intéressant. Au besoin, mettez-le en laisse et conservez une certaine distance avec les visiteurs tout en le récompensant. Ce qui aidera Pitou à rester plus calme.  Qui a envie de se faire caresser par une foule d’inconnus? Il risquerait d’en ressortir de mauvaises associations ou des comportements indésirables qui vous causeraient des problèmes futurs. Prévoyez de courtes périodes pour ces sorties et que Pitou soit à jour dans sa vaccination.

 

Pour les nouvelles surfaces

Usez de votre imagination par jour de mauvais temps et utilisez différentes surfaces réparties au sol (planche de bois, napperon, métal, grillage, tapis, papier sablé, tapis mousse, surface instable,…). Utilisez le garage ou la remise pour changer l’environnement. Ne forcez pas Pitou à s’y aventurer, laissez le aller explorer l’objet ou la surface à son rythme. Quand il a exploré l’objet calmement et revient vers vous, récompensez-le. Verbalisez avec un  »bon chien » puis, donnez-lui une de ses gâteries préférées!

 

Pour les sons 

Utilisez des CD, DVD, Youtube ou applications de sons si vous n’en disposez pas réellement. Commencez par lui faire écouter le son choisi à faible volume, pendant que vous jouez avec lui ou donnez-lui un jouet interactif, un kong garni, nourrissez-le pour associer positivement. Puis, avec les répétitions et selon sa réponse, vous pourrez augmenter graduellement le volume. Utilisez tous les objets de la vie quotidienne que vous pourriez avoir sous la main. Faites-lui entendre tous les bruits auxquels il sera exposé dans sa vie avec vous (séchoir à cheveux, cafetière, téléphone, télévision, balayeuse, voix d’enfants, pleurs de bébé, etc.).

 

Pour les nouveaux environnements 

Optez pour des bruits de ville, campagne, aboiements de chiens, bruits d’animaux, musique, faites des tours de voiture ou camion. Vous pouvez faire des mises en situation dans différentes pièces de la maison ou dans le garage, soyez créatifs! Prévoyez des sorties brèves et agréables dans des milieux qui lui deviendront familiers, la clinique vétérinaire, la voiture, vos endroits préférés tel chalet, gens de la famille, parcs, activités de plein air… Mais prévoyez également de le laisser par moments seul à la maison avec une activité à faire, dans un enclos, une cage ou une pièce sécuritaire en vous assurant qu’il y soit à l’aise. Il faut trouver le juste milieu entre les sorties et la paix à la maison. Votre chiot aura besoin de pauses au quotidien dans ce processus d’apprentissage.

 

La solitude

Également très important de lui apprendre à être bien seul à certains moments.  Profitez-en pour sortir quelques minutes dehors pendant que Pitou est à l’intérieur ou dans sa cage et occupez-le avec un kong garni, une balle distributrice, un jouet à mâcher, une gâterie à mastiquer pour l’occuper un certain temps. Laissez-le aussi seul dehors quelques instants pendant que vous êtes dans la maison, toujours occupé à un jeu intéressant pour lui. Étant donné que la vie tend à changer par moments, vos routines seront peut-être différentes à certains moments de sa vie.  Il devra être confortable et calme en votre absence. Il est primordial de s’en assurer ou dans le cas contraire d’intervenir au besoin à l’aide d’un intervenant canin compétent qui travaille de façon bienveillante.

 

Les manipulations

Il sera très important dès son adoption de le manipuler souvent de brefs moments à différents endroits sur son corps (oreilles, gueule, pattes, dos, ventre, queue…). Il devra vivre des bains, brossages, tailles de griffes, toilettages au besoin avec et sans objets courants (brosse, peigne, séchoir, coupe griffes, soins des yeux, oreilles, dents et autres). Toujours des expériences positives et courtes. Il vous sera beaucoup plus facile de prendre soin de lui et d’avoir sa collaboration. Prévoyez aussi l’apprentissage du collier, de la laisse et le harnais de marche et de voiture. Votre chiot doit comprendre que s’il collabore à une activité moins plaisante, il sera grandement récompensé!

 

À retenir

N’oubliez pas que chacune des expériences vécues pendant sa socialisation doit être positive pour votre chiot! Prenez votre temps, observez bien son langage canin et respectez son rythme. Et n’oubliez pas les cours d’éducation à domicile!

Votre chiot doit apprendre à s’adapter à son propre rythme à cette nouvelle vie avec vous. Tout doit se faire d’une façon très graduelle, douce et positive. La création d’un lien réel avec vous est la priorité pendant son développement. Pendant cette période de socialisation, développez ensemble une complicité et une confiance qui constitueront une base solide pour en faire un chien adulte équilibré. Tout en favorisant son autonomie par des moments où il sera seul mais toujours occupé à une activité intéressante.

Vous aurez davantage de plaisir à vivre avec un chien qui a sa propre personnalité, qui comprend bien vos limites, vos demandes et que vous comprenez également. Il sera un chien heureux, équilibré et facile à vivre s’il est à l’aise dans votre foyer et si ses besoins sont comblés.

Pour des informations supplémentaires, veuillez me contacter et il me fera plaisir de vous guider pendant cette période importante pour Pitou!

 

Rédigé par Gabrielle Charland

Intervenante en comportement canin et félin

 

Sources :

  • Yin, Sophia. Perfect puppy  in 7 days: How to start your puppy off right, 2011
  • Dehasse, Joël. L’éducation du chien. Éditions La griffe, 2012

 

Crédit photo: Hannah Grace

 

 

Votre chien baille... Quand, comment et pourquoi?

J’ai acquis un adorable chiot épagneul français il y a quelques mois. Maintenant âgé de près de 6 mois, son éducation se passe très bien. Il est calme, obéissant, affectueux et enjoué. Ce chien possède un très bon tempérament compte tenue d’un peu de gestion que nous devons faire avec mon fils de 5 ans! En effet, il envahit son espace régulièrement malgré mes interventions parce qu’il aime jouer avec son ami canin.
J’ai remarqué récemment que pitou baille vraiment souvent dans la journée à tout moment. Ma curiosité piquée, j’ai voulu en savoir plus sur l’expression de ce comportement que je connais déjà en partie.

 

Sa définition

Selon le résumé de Nathalie Tomczyk, qui a fait une thèse de Doctorat Vétérinaire en 2010 : on parle d’une large ouverture de la bouche, de temps respiratoires et d’étirements. Il serait similaire chez toutes les espèces! La durée du bâillement chez le chien serait de 2,3 secondes contrairement de 5 à 10 secondes chez l’humain.

Description des étapes

1.  Ouverture de la gueule et enroulement de bout de la langue (0.75 sec).
2. Rotation du pavillon de l’oreille vers l’arrière et étirement des paupières (0,46 sec).
3.  Étirement du cou en avant et ouverture de la gueule en abaissant la tête (0,43).
4.  Retour à la position de départ, relâchement des muscles de la face, du cou et des oreilles (0,54 sec).

Parfois, un halètement peut s’y ajouter. On peut aussi remarquer que les yeux se ferment. Il peut autant survenir quand le chien est debout, couché ou s’il marche. De plus, les pattes avant sont en extension, le cou et la tête se relèvent, le dos se courbe et les pattes arrière s’étirent.

 

Quand le bâillement survient?

Vous constaterez que le chien peut exprimer ce comportement pendant des activités répétées comme des exercices d’obéissance. Si l’animal ne comprend pas bien les demandes de l’humain, est confus ou si une punition douloureuse est utilisée…

Votre chien peut également bailler en situation de frustration (il ne peut avoir réponse immédiate à un désir ou une récompense attendue). Vous l’observerez souvent en visite chez un vétérinaire ou un toiletteur (en montant et descendant de la table). Aussi, lorsqu’un enfant le serre fort ou s’il subit une manipulation inconfortable ou encore si une dispute éclate dans la famille…

Il peut donc être en lien avec un état de stress ou un conflit émotionnel. Un bâillement lié aux émotions est associé à un individu particulier, il peut être nécessaire pour préciser la place qu’il occupe dans un groupe. Ce qui n’est pas le cas du bâillement de repos qui se manifeste chez tous les individus.
Souvent l’humain le constate quand il apparaît après un repos, suivant le sommeil. Bien qu’il soit aussi pour l’animal une activité de détente, d’apaisement ou un soulagement permettant de canaliser son excitation ou son agressivité.

Un signal d’apaisement ou signe neurovégétatif?

Des scientifiques proposent différentes théories sur la raison et la fonction de ce comportement sans vraiment se mettre d’accord. Quelques spécialistes du domaine animal ont des opinions divergentes sur le sujet.

Turid Rugaas, une éducatrice canine norvégienne très connue dans le domaine animal, a décrit les différents signaux d’apaisement chez le chien. Sa grande expérience a permis à tous de mieux comprendre la communication canine. Elle explique le bâillement comme étant le plus intrigant des signaux d’apaisement.

Elle suggère également de l’utiliser quand votre chien se sent hésitant, stressé, inquiet ou si vous voulez le calmer. Votre bâillement amènera votre chien à y répondre et aura un effet immédiat sur son comportement. La même approche est recommandée pour le chat! Remarquez que vous êtes souvent dans un état de bien-être et de paix après avoir baillé, d’où le rapprochement avec les animaux!

Selon Joel Dehasse, un vétérinaire belge spécialisé en comportement des animaux familiers, il s’agirait plutôt d’un signe neurovégétatif. Un mouvement involontaire qui serait une marque de transition entre différents états biologiques. Un réflexe qui aiderait l’animal à retrouver son homéostasie ou équilibre biologique. Cette homéostasie étant la capacité de l’organisme à maintenir une stabilité de son milieu interne malgré les changements constants de l’environnement. Le bâillement serait selon lui, modifiable en intensité mais on ne peut le stopper. Il ne serait généralement pas un moyen de communication.

Toujours selon le vétérinaire, le bâillement chez le chat serait un signal de substitution (en attendant que ça passe).  On ne parle pas de moyen de communication étant donné que le chat n’est pas une espèce sociale.

Fait impressionnant à noter! Tous les vertébrés peuvent bailler. Excepté la girafe, elle dort très peu (10-60 min/jour) et de manière très irrégulière.

 

Sa contagion

Sachez que le bâillement est contagieux chez le chien et pas seulement chez l’humain. Aussi chez les chimpanzés, babouins, perruches et loups. Il est précisément plus contagieux chez les loups qui sont ‘’amis’’ ou proches-parents. La contagion est liée, selon des études, à la capacité d’empathie des animaux.

 

Ce qu’il en est…

Plusieurs raisons sont évoquées par les scientifiques.  Il s’agirait de réflexe mécanique causé par l’observation d’un bâillement, une reproduction inconsciente des gestes ou attitudes des individus de l’entourage ou bien l’ empathie (capacité à ressentir la même chose que les autres).

Des sujets également abordés par Simon Gadbois (neuro-éthologue réputé spécialisé dans les canidés) lors de sa conférence à Montréal en 2018.
Il y avait fait mention de patrons comportementaux (FAP : fixed action pattern). Comportements spontanés, mouvements instinctifs, pas de différence individuelle, génétiquement programmés…Le bâillement en était un chez l’humain. La question s’était posée au niveau de l’empathie, comportement sous contrôle cognitif ou séquence d’action naturelle… Difficile d’en être sûr.

Étonnamment, le bâillement chez l’humain serait contagieux chez le chien.  Effectivement, il faciliterait l’interaction entre l’homme et le chien afin de favoriser une bonne communication.
Dans les causes de bâillement fréquent, il serait aussi pertinent de regarder du côté de l’ennui (un chien qui n’a pas ses besoins en activité comblés), du manque d’oxygène, de l’anxiété… Étant donné que plusieurs théories vont dans ce sens selon les dires de Dr. Gadbois.

En conclusion

Je vous recommande de faire appel à un intervenant canin ou félin qualifié pour vous aider à mieux comprendre votre animal. Ce professionnel sera en mesure de vous guider si des choses doivent être misent en place pour son bien-être. Vous apprendrez à bien le connaître et à communiquer adéquatement afin d’avoir une relation plus profonde et constructive avec lui!

À la lumière de ces informations, tout chien est probablement capable d’empathie. Il ressent des émotions qu’il tente de démontrer le plus clairement possible dans son langage. Il baille chaque fois qu’il s’est reposé et dans différents contextes où il est inconfortable, inquiet, stressé ou s’il a besoin de se calmer… Ou bien il le fera par réflexe pour retrouver équilibre et son bien-être.

Soyons donc attentifs à son expression pour mieux comprendre ces chiens et chats qui vivent avec nous. Chaque animal a sa personnalité bien à lui et c’est ce qui nous apporte tant au quotidien! Après tout, vous les avez choisis ou eux vous ont choisis! La prochaine fois que votre chien ou chat baille, n’oubliez pas d’en faire autant!

 

Rédigé par Gabrielle Charland
Intervenante en comportement canin et félin

 

Sources :

•  Rugaas, Turid. Les signaux d’apaisement (Les bases de la communication canine). Éditions du Génie Canin, 2006

•  Gadbois, Simon Ph.D, conférence à Montréal en 2018, L’éthologie et la neuro-éthologie des séquences d’action et du comportement social, (canid and reptile  behaviour and olfaction laboratory)

•  Tomczyk, Nathalie, résumé de thèse de Doctorat vétérinaire à l’École nationale vétérinaire d’Alfort, 2010

•  Dehasse, Joel. Tout sur la psychologie du chien. Éd. Odile Jacob, 2009, p.97-98

 

Crédit photo: Raphael Schaller

Délices d'automne pour chien et chat!

 

En cette belle saison des couleurs, il est important de ne pas oublier nos compagnons à quatre pattes. Si vous aimez comme moi cuisiner pour la famille, pourquoi ne pas le faire pour vos animaux également? Le jardin est nettoyé et vous débordez de beaux légumes d’automne!

J’ai donc pensé à essayer quelques recettes simples et vous partager mes préférées. Je vous assure que mon chien Marcus ainsi que mes chats Cachew et Elsie ont grandement appréciés!
D’autant plus, que varier les récompenses quotidiennes pour l’entraînement nous aide à garder la motivation de nos chats et chiens. Un excellent moyen d’obtenir d’eux une meilleure coopération et de beaux progrès!

 

Biscuits à la citrouille et aux pommes pour chien

– 1 tasse de farine de blé entier
– 1 tasse de flocons d’avoine
– 1 demi-pomme ou plus en petits morceaux
– ½ tasse (125 ml) de purée de citrouille (maison ou en conserve)
– 1 œuf

Mélanger dans un bol les morceaux de pommes, la purée de citrouille et l’œuf. Ensuite, ajouter la farine et les flocons d’avoine et continuer de mélanger pour former une pâte. Abaisser la pâte à 1 cm d’épaisseur sur une surface enfarinée. Et avec un emporte- pièce au choix, couper la pâte et former des biscuits. Sur une plaque à biscuits recouverte de papier parchemin, déposer les biscuits. Aussi, cuire au four à 400F pour environ 10-15 minutes. Enfin, laisser refroidir et servir au chien. Se conserve et se congèle bien.
*recette inspirée de Muramur par Maude Dupuis

Biscuits à la patate douce ou courge

– ½ tasse de flocons d’avoine
– 2 c. à soupe de farine de blé
– 1 tasse de purée de patate douce ou courge (cuite)
– 1 c. à soupe d’huile de noix de coco

D’une part, mélanger tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte. Confectionner les biscuits avec un emporte-pièce au choix, celui que Pitou préfère! De plus, cuire au four à 375F pendant environ 35 minutes. Cette recette donne approximativement 10 biscuits selon la taille de ceux-ci. Ensuite, laissez refroidir complètement et servir à pitou.
*recette inspirée de celle du resto Tandem

Biscuits aux pommes et à la cannelle pour chien

– 1 grosse pomme
– 1 c. à thé de cannelle
– 2 c. à soupe d’eau
– 1 ½ tasse de farine de sarrasin ou autre
– 1 tasse de flocons d’avoine

Pour débuter, préchauffer le four à 350F. Ensuite, peler et couper la pomme en petits morceaux (retirer tous les pépins). Réduire en purée les morceaux de pomme et l’eau dans un bol avec un pilon à pommes de terre. Aussi, ajouter la cannelle, les flocons d’avoine et la farine. Mélanger le tout pour former une pâte. Puis, rouler la pâte de l’épaisseur souhaitée sur une surface enfarinée. Confectionner les biscuits à l’aide un emporte-pièce et les placer sur une plaque à biscuits graissée. Enfin, cuire pendant 20-25 minutes, puis laisser les biscuits dans le four éteint pendant encore environ une heure. Vous pourrez les sortir quand la texture sera à votre goût.
*recette inspirée de Zoe French (zoeforpets.com)

Gâteries à la patate douce pour chien

– 1 patate douce cuite (en purée)
– 2 œufs
– 1 tasse de farine d’avoine
– ¼ tasse de compote de pommes non-sucrée

Avant de commencer, préchauffer le four à 350 F. Combiner ensemble tous les ingrédients dans un bol. Quand tout est bien mélangé, placer des boules de la taille d’une cuillère à thé sur une plaque à biscuits tapissée de papier parchemin. Finalement, cuire de 20-25 minutes au choix pour obtenir la texture désirée.
*recette inspirée de Zoe French (zoeforpets.com)

Régals au foie pour chat

– ½ tasse de foie de poulet cuit
– ¼ tasse d’eau
– 1 ¼ tasse de farine sans gluten
– ¼ tasse de purée de carottes bouillies
– 1 c. à table de beurre

Premièrement, mélanger la farine et le beurre dans un bol. Puis, réduire en purée le foie et l’eau dans un robot culinaire. Ajouter ce mélange à la farine et au beurre. Par la suite, bien mélanger. Et, sur une surface légèrement farinée, rouler la pâte à ¼ pouce d’épaisseur. En plus, cuire au four, préalablement préchauffé, à 325F pendant 12 minutes sur une plaque à biscuits tapissée de papier parchemin. Ensuite, laissez refroidir puis défaire la préparation en petits morceaux. Il est temps de faire déguster à minou!
*recette tirée de : Volume 1, 30 recettes santé maison pour chat (www.cat-a-tout.com)

 

***Notez bien que tous les ingrédients utilisés dans ces recettes sont sans danger pour vos chats et chiens (recettes respectives). Ne pas ajouter de sucres (en tout genre) ou d’épices.

Je vous souhaite de vous amuser en famille à confectionner ces friandises pour le plaisir de vos animaux! Usez d’imagination pour les utiliser de différentes façons: dans des jeux interactifs, jouets à mâcher (genre Kong), gâteries d’entraînement, cachés dans la maison par les enfants, dehors pour pratiquer le rappel… Une autre belle façon de profiter de l’automne!

 

Rédigé par Gabrielle Charland

Intervenante en comportement canin et félin

 

crédit photo: kamila-wk-unsplash